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Dernière mise à jour le 1er avril 2020

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Pour rendre vraiment hommage à tous ceux que les religions ont assassiné, il faut faire du 7 janvier la journée mondiale sans religion...

Pour honorer la mémoire de toutes les personnes assassinées par des religieux, il faut faire du 11 janvier la journée mondiale de la laïcité...

Édito d'avril

Cela peut paraître un brin présomptueux, mais il est indéniable que nous vivons une époque historique. Il est encore beaucoup trop tôt pour en faire le bilan, d'autant plus que nous manquons encore d'éléments pour juger ces trois derniers mois avec sérénité. Des personnes savaient qu’en cas de pandémie, chose prévisible, donc qui tôt ou tard devait arriver, on manquerait de l’essentiel. Tous ceux qui ont étudiés les virus (ou coronavirus), que ce soit le SRAS, ÉBOLA, MERS, maladies relativement récentes, sans parler de la peste qui peut de nouveau surgir à tout moment, ont signalé que la meilleure façon de prévenir était d’avoir des stocks stratégiques importants en matériel de ‘combat’ (masques, tenues de protections, etc...). Or, non seulement on ne les a pas écouté, mais on n’a pas renouvelé les stocks que l’on avait déjà fait il y a une dizaine d’années. De plus, depuis quelques années les services publics, et l’hôpital en particulier, étaient voués à une disparition sur une longue échéance. Durant l’année passée où je l’ai fréquenté, et pas qu’une fois, j'ai pu me rendre compte que le personnel était à bout. Que les moyens comme les thermomètres manquaient, qu’aux Urgences, c’était toujours un peu la panique avec des soignants extrêmement sollicités.

En fait, nos dirigeants, malgré les avertissements ne croyaient pas en une pandémie. Pour eux, c’était ‘non crédible’, notre monde moderne était à l’abri de ce genre de truc. Quelle erreur. Pire, dès les premiers cas Chinois, au lieu d’un confinement strict qui est la seule réponse adaptée quant on ne peut pas soigner, on s’est ‘amusé’ à faire des voyages intercontinentaux. Bref donner une belle porte de sortie à ce Covid-19 tueur. Pourquoi ne pas faire pareil pour Ébola ? Tout simplement parce que c’est un Africain, qui est plus est dans l’Afrique équatoriale, donc assez éloigné des circuits commerciaux. Mais il n’est pas interdit de penser que demain lui aussi s’échappe de son ‘terrain’ naturel et ne vienne contaminer nos espaces touristiques/commerciaux habituels.

J’ai écouté Macron dans ses derniers discours et je suis encore en rage. Ah, la France !!! Je me foutais de la gueule des Étasuniens qui, quand ils ont des besoins de soignants comme lors de l’ouragan Katrina en 2005, l’État leur a envoyé des militaires armés jusqu’aux dents. Maintenant on fait pareil. Nos soignants ont besoin de masques ? On leur envoie un porte-hélicoptères. Ils ont besoin de tenue de protection ? On leur envoie des paras avec des fusils-mitrailleurs. A quand l’utilisation d’un sous-marin nucléaire pour chasser le Covid-19 ? Quand on entend le directeur des hôpitaux de Paris qui, en bon serviteur de l’État, a appliqué toutes les mesures de réduction des moyens des services sanitaires, maintenant demander de l’aide, on reste sur le cul. Je n’ai pas fini d’avoir des colères. De toute façon, comme je suis un adepte de “Indignez-vous” de Stéphane Hessel, j’ai encore de beaux jours revendicatifs devant moi.

Après sa totale absence face à la crise du Covid-19, voilà que l’Europe se rappelle à notre bon souvenir avec sa pire création, aussi inutile, qu’inefficace mais surtout chiante à souhait, le changement d’heure !!! Je le rappelle, cette mesure, autant allemande que britannique à l’origine, n’a jamais scientifiquement prouvée son efficacité. C’est d’ailleurs le vrai symbole de l’Europe. A nos petits enfants qui, un jour, nous demanderons “c’était quoi l’Europe ?’', nous leur dirons “Ah oui, le changement d’heure”, à part ça, plus rien, un vrai trou noir. La référence n’est pas usurpée. L’Europe, du moins la CCE, est un truc qui absorbe des milliards d’euros et qui les recrache en fontaines blanches dans les paradis fiscaux. Pour le reste, ce n’est que de la foutaise et il ne faut surtout pas compter sur elle.

Puisque nous sommes en guerre, c'est dans ce combat contre le Covid-19 que nous verrons les plus prévoyants, les plus courageux, les plus faibles, les plus futiles et aussi les plus inconséquents. On peut d'ores et déjà accorder une palme aux détrousseurs des rayons de papier hygiénique ou des pates alimentaires, sûrement les mêmes qui doivent encore avoir des stocks de crème Nutella. Dans le monde politique, on peut déjà féliciter Agnès Buzin, qui encore ministre de la santé, considérait le 24 janvier comme quasi nul le risque de contamination depuis la Chine. Belle clairvoyance. Pire, malgré les appels des soignants pressentant la situation à venir, avec son Macron de chef, elle a préféré les ignorer, au besoin les gazer, c'était tellement plus simple pour répondre à leur angoisse prémonitoire. C'est vrai, qu'au plus fort de la guerre quand nos Poilus se faisaient tuer par centaines, nos 'valeureux' militaires dressaient des tribunaux d'exception pour fusiller ceux qui dénonçaient cette boucherie. En 1870, nos généraux se gargarisaient face à une Allemagne conquérante "Il ne manque pas un seul bouton de guêtre" assuraient-ils. La suite est une branlée mémorable pour nos pauvres soldats totalement inadaptés à ces manœuvres de mouvements dont les stratèges allemands ont le secret. Et je ne vous parle pas des milliards de mètre cube de béton de la ligne Maginot qui n'auront pas plus été utile à la France que les atermoiements médiatiques de nos dirigeants actuels face à l'épidémie. Je me marre rien que de penser aux milliards investis dans la reconnaissance faciale alors que bientôt le port du masque à l'année va devenir une nécessité vitale. Il en est de même pour la vidéo-surveillance, aussi utile pour protéger les gens que notre grande et coûteuse dissuasion nucléaire. Que dire de nos stratèges contemporains qui 'ont' tout prévu en cas de pandémie ? C'est bien simple, en fait il manque tout ce qui est stratégique : masques, gants, blouses, solution hydroalcoolique, tests de dépistage, cercueils, même de repas équilibrés (on les gave de sandwichs) pour nos soignants à qui on oblige à faire 12h de travail d'affilée par jour.

Si on peut d'ores et déjà affirmer qu'Agnès Buzin ne sera jamais maire de Paris, ni d'aucune autre ville d'ailleurs, on est maintenant certain que le monde de demain sera différent. Comment ? Je n'en sais rien. Comme le déclare un élu avec beaucoup de bon sens "C'est une leçon de très grande modestie pour les hommes modernes que nous sommes, dans des sociétés technologiquement avancées qui se croient à l'abri de tout. Le coronavirus, c'est le retour du tragique dans nos vies individuelles. Chacun a conscience de sa finitude". Après tout, le tragique n'est-il pas le meilleur des révélateurs humains. Il suffit de rappeler que "Nous vivons quelque chose d'historique. Dans ces moments-là, on distingue les gens petits, les  bas de plafond et les énervés... des gens calmes, dignes et à la hauteur. On va pouvoir les observer et les juger". Oui, mêmes confinés, on a tout le temps de les repérer.

C'est communément admis, tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort !!! La période que nous vivons, malgré notre confinement, est collectivement très enrichissante. Comme toutes les personnes qui ont frôlé la mort de près, instinctivement nous nous recentrons sur ce qui est essentiel. Et là, on ne se trompe pas. Les frivolités, les broutilles, les amusements sont relégués pour des temps meilleurs. On pense d'abord à sa famille, aux voisins les plus proches, mais encore plus à toutes les personnes qui peuvent nous aider à survivre en priorité, comme le personnel de santé. Mais aussi à toutes celles qui, au quotidien, rendent notre vie supportable.

Au personnel de santé d'abord. Qu'ils soient titrés ou sans grade, on ne les remerciera jamais assez. Ce sont eux les plus courageux. Certes ils ont la compétence, mais plus encore le dévouement. Depuis un moment déjà ils tirent la sonnette d'alarme sur leurs conditions de vie et de travail. Des millions de Français partageaient avec eux ce sentiment de laissés pour compte, puisque c'est par milliers qu'ils ont signé des pétitions les soutenant. Le pouvoir ne les a jamais écoutés. Il préférait se gargariser du chant des actionnaires, ces sirènes qui faisaient croire en un avenir radieux, plein de fric aux imbéciles heureux. Aujourd'hui, on voit bien où est l'essentiel. On imagine à peine l'ambiance qui doit régner dans les hôpitaux où la contamination est le danger le plus sournois car invisible. Et pourtant, tels des guerriers immaculés ils doivent l'affronter dans les pires conditions, en sous-effectifs et en sous-équipements. Comme toujours, tout se paye tôt ou tard. En voulant faire des économies sur tout le service public, nos dirigeants sont responsables d'une grande partie de cette carence. Maintenant ils en sont à venir demander aux agents hospitaliers des sacrifices qu'ils n'ont pas voulu faire pour complaire à des financiers/actionnaires plus intéressés par les profits que par la qualité de notre vie. Je ne sais pas comment on va sortir de cette crise. Je redoute que, encore une fois, on oublie après, et trop facilement, le dévouement de ceux qui se sacrifient dans la période. J'ai beaucoup entendu des mots d'efforts de la part de Macron pour le personnel de santé, mais pas un mot de promesse de récompense financière ou de qualité de vie. Au-delà des applaudissements mérités dans cette période, je prends personnellement l'engagement de soutenir de toutes mes forces tout le personnel soignant dans ses revendications, qu'elles soient présentes ou à venir. On pourrait, dès à présent, leur donner des augmentations de salaire significatives et leur promettre des repos supplémentaires ou une diminution réelle des heures de travail une fois la crise passée. C'est aujourd'hui qu'il faut le faire, car c'est aujourd'hui que nous devons nous aussi nous montrer solidaires, pas à la Saint-Glinglin.

Au personnel de vie ensuite. On le voit bien, de nombreuses autres personnes que le personnel de santé sont mobilisées dans la période. Cela va des personnels dans les commerces aux aides à domicile. Sans elles, plus de vie possible. On peut se passer de courrier, pas de nourriture ni de soins. Or, ces personnes-là sont en général les plus mal payées de notre société. Certes les compétences requises pour faire ce travail ne sont pas les plus difficiles à obtenir, mais elles sont indispensables à la bonne 'marche' de notre survie. Là aussi, ces personnes sont dévouées, elles affrontent avec courage et abnégation le danger. Sans elles nous ne tiendront pas bien longtemps. Il faut bien du personnel pour aider nos anciens et nous vendre ce dont nous avons besoin. Alors, là aussi il nous faut, nous simples quidams, reconnaître qu'elles font un métier indispensable et essentiel et que cela se paye. Qu'elles travaillent en EHPAD, à domicile, à la supérette du coin, ou à l'entrepôt d'un grossiste, on ne va plus les regarder de la même façon. D'autant plus que si, par malheur, elles tombent malades, on va tous se retrouver 'couillon' devant leur absence. Là encore, c'est bien dès à présent qu'il faut faire les efforts financiers pour mieux les rémunérer et améliorer leurs conditions de travail. Là au moins c'est facile, un simple décret suffit, on en prend bien d'autres dans la période et le réservoir pour les aider est immense, cela est un sacré avantage. Où prendre le fric me direz-vous ? Question facile, réponse encore plus facile. Il existe, il est dans la poche des actionnaires, des sportifs professionnels, des crédits alloués à la bombe atomique et bien d'autres encore. Toutes ces sangsues qui vivent bien, très bien même, aux dépends des personnels dont nous avons le plus besoin.

Guy

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